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Le festival de la couille et autres histoires vraies - Chuck Palahniuk

La lecture de nouvelles n’étant pas mon violon d’Ingres au départ, j’ai choisi la 4ème de couverture comme résumé du livre car c’était difficile de donner un aperçu de celui-ci sans tomber dans une bête énumération. Le peu qu’on puisse retenir de ce recueil est résumé dans la quatrième et je confirme : je ne sais pas ce qui m’a pris d’acheter ce livre. Non pas que le recueil soit complétement dénué d’intérêt. Juste que le titre retenu ne correspond pas du tout au titre donné à l’origine par l’auteur : alors que Palahniuk intitulait son recueil Stranger than fiction ("plus étrange que la fiction" en français), l’éditeur a retenu Festival de la couille, titre de la première nouvelle. Et c’est cela qui m’a dérangée : dans la rue, au restaurant ou dans le train, les gens étaient irrémediablement intrigués à la fois par la couverture et par le titre. Technique commerciale largement efficace puisque tout le monde m’a demandé de quoi parlait le livre. Donc, une entrée en matière plutôt contrariée avec l’auteur dont j’avais beaucoup entendu parler pour ses Fight Club, Choke ou autres Monstres invisibles.

En fait, j’aurais dû commencer avec un autre roman de Palahniuk mais peu importe. Pour en revenir au recueil, l’Amérique dépeinte par Palahniuk va effectivement à l’encontre des idées reçues que l’on peut avoir de l’Amérique puritaine. Mais rien de nouveau sous le soleil puisque Palahniuk est loin d’être le premier à traiter le sujet. Je pense en l’occurrence à tous les écrivains de la Beatnik generation ou encore à Bret Easton Ellis et bien d’autres encore. Ce que je retiendrai, comme le suggère très bien la 4ème de couverture, c’est surtout le côté exhibitioniste que j’ai détesté. Et le fait que Palahniuk l’ait traité sous forme de recueil d’histoires vraies, ne me fait ni chaud, ni froid. Oui, il a rencontré les personnes, oui, il a vu ce qu’il raconte, mais franchement j’ai trouvé très peu d’intérêt à lire ce livre. Surtout, que de la tendresse et de l’humour décapant dont parle la 4ème de couverture, je n’ai rien ressenti. Même cette subversion dont parle l’éditeur, m’a laissé de marbre. Il y a bien quelques anecdotes marquantes, mais je n’ai tout simplement pas compris le pourquoi de ce livre. Peut-être m’a t-il échappé? 

Dédicace : Pour Mick et Chick et Chimp 


4ème de couverture : "Une partouze géante au fin fond de l’ouest américain, un combat de moissoneuses-batteuses, une expédition en sous-marin nucléaire, la construction d’un château en béton, un face à face improbable avec Marilyn Manson, les promenades d’un escort boy avec un malade en phase terminale : autant d’évocation d’une Amérique déjantée dont Chuck Palahniuk s’est fait le chroniqueur.
Dans ce recueil d’histoires vraies où se mêlent subversion, tendresse, humour décapant et exhibitionisme, il démontre combien la réalité peut dépasser l’imaginaire et dévoile ainsi l’envers du décor de ses romans. Il nous fait découvrir une autre Amérique, dont les héros illuminés ne sont pas si éloignés de nous. On ne ressort pas indemne de ce voyage au bout du bizarre et du tragique. "

Titre : Le festival de la couille et autres histoires vraies
Auteur : Chuck Palahniuk
Édition : Denoël
Collection : Folio
Date de parution : Novembre 2009
Titre original : Stranger than fiction
Traducteur : Bernard Blanc
Nombre de pages : 360 p.
Couverture : Photo Plainpicture/Millenium (détail)
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